Rilke, la Rose et… Jean-Philippe de Tonnac

18 / 04 / 2026
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Jean- Philippe de Tonnac, lauréat du Prix Écritures & Spiritualités 2017 pour Azyme nous livre son très beau Pèlerinage vers la Rose, une meditation, un roman, un poème... un livre qui célèbre  l'œuvre de celui qui l'accompagne depuis de longues années.

Jean-Philippe de TonnacPèlerinage vers la Rose – éditions Le Bois d’Orion, mai 2026

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Ma rencontre avec Rilke : une photo d’église dans la montagne qui passe sur mon écran et qui m’arrête. La légende parle du Rarogne dans le Valais et Google précise que Rilke y est enterré depuis la toute fin de l’année 1926. L’auteur des Élégies de Duino ne m’est pas alors familier. Coup de téléphone à David Collin, cher ami travaillant pour la RTS pour m’entendre lui proposer l’idée d’un séjour en Valais à l’été 2016 pour nous rendre ensemble sur la tombe de Rilke. Inexistante, ma motivation est inavouable. 

Quelques jours plus tard, l’accord de David. Il a loué pour l’été prochain un chalet dans le val d’Anniviers. Ainsi commencent mes amours avec Rilke, par une visite à sa tombe avec son épitaphe magnétique, « Rose, ô pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières », et l’ « éveil » qui s’en suivit. Dix ans plus tard, année du centenaire, avec la complicité des éditions Le bois d’Orion, je publie un roman écrit dans ce mouvement même qui m’a poussé vers son corps et sa Rose. 

Extrait 

Dans cet extrait, Paula Modershon-Becker qui vient de retrouver Rilke dans l’au-delà, lui raconte comment elle a réussi à se frayer un chemin jusqu’à lui, empruntant notamment depuis Paris le train pour Lausanne et y croisant d’autres morts, en mouvement comme elle vers le poète — comme ici avec Hedwig Bernhard.
— Vous voulez bien que je vous accompagne ?
J’aurais aimé de très loin marcher seule.
— Pourquoi vous ai-je parlé d’Etty Hillesum? C’est elle qui m’a menée jusqu’à lui. Si vous cherchez les chemins qui ouvrent aux Élégies, au Malte, vous n’en trouverez pas de plus fervents. Durant ces jours terrifiants qu’elle affronte, elle ne cesse de dire la manière dont Rilke est présent avec elle, en elle. 
Elle a ouvert le livre à la date du 27 septembre de l’année 1942 et lit :
— Rilke a décidément été l’un de mes grands maîtres de l’année écoulée, chaque instant m’en apporte la confirmation. Au moment où elle écrit ces lignes, il n’y a plus le moindre espoir pour elle et ses semblables. C’est pour ces mots, Paula, que je suis là.

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