
Comme elle fut bienvenue cette belle soirée du lundi 23 juin 2026, au Pavillon de l’Orangerie du Sénat, à Paris ! Et pas seulement à cause de la beauté des lieux et parce que nous étions gratifiés de la climatisation par temps de canicule. A l’occasion de la clôture du 40e anniversaire de l’Union Bouddhiste de France, Trhrinlé, notre ami écrivain, poète, moine bouddhiste et membre du Conseil d’Administration d’Ecritures et Spiritualités, recevait les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite.
La lecture d’un discours d’Emmanuel Macron et la prise de parole de la Ministre déléguée auprès du Ministère de l’intérieur, n’avaient rien de convenu, rappelant les enjeux pour notre nation de la présence et de la sagesse bouddhiste multiséculaire. En présence de nombreux représentants des pouvoirs publics et des responsables religieux et spirituels de France fut évoqué le parcours peu banal de Thrinlé : sa formation intellectuelle et spirituelle au bouddhisme, ses engagements d’aumônier de prison et d’hôpital et son implication de longue date dans le dialogue interreligieux. Impressionnante cohérence. Il n’est pas banal non plus d’entendre dire dans ce haut-lieu de la République que « l’objectif ultime de cette voie d’intériorité est l’éveil de la conscience . Et l’application vivante de ce chemin est l’amour bienveillant inconditionnel ; rien de plus, rien de moins.»
Laissons la parole à Thrinlé : « Je parle ce soir en tant qu’écrivain et poète, pour dire ma gratitude envers mes pairs du passé et du présent, dont les plus récents et proches de mon cœur sont Kenneth White, Andrée Chedid, Jacques Lacarrière, Mahmoud Darwich, Christian Bobin, François Cheng, Yvon Le Men et Louis Dubost. »
Et de citer Edgar Morin : « L’excès de sagesse devient fou, la sagesse n’évite la folie qu’en se mêlant à la folie de la poésie et de l’amour.» Et en lisant ces mots de « sagesse, folie, poésie et amour », je ne peux que rendre hommage, encore et encore, aux grands mystiques que j’admire et qui m’inspirent tous beaucoup depuis longtemps : Saint-Jean-de-la-Croix, Djalāl od-Dīn Rûmî, Ma Ananda Moyi, Machik Labdreun et Milarépa.»
Les quelques membres d’Ecritures et Spiritualités présents ce soir-là se sont séparés avec l’heureuse impression d’avoir vécu un « sacré» moment.
Claude Plettner