
A l'épreuve d'une maladie dégénérative incurable, l'auteur témoigne de ce qui lui permet d'apprécier la vie, tout en préparant son âme à la mort.. L'auteur est Jean- Philippe de Tonnac, lauréat du Prix Ecritures&spiritualités 2018. Son récit s'intitule En Quête Du Miracle: L'âme Et Le Corps Face à la mort. Albin Michel, 2026
"Je termine le livre émouvant de Jean Philippe de Tonnac. Émouvant parce que vrai et profond. Parce qu'il nous remue. Nous sommes tous mortels et nous le savons. La traversée d'une maladie inguérissable est une épreuve dont il nous fait partager les émotions et l enjeu. J ai lu son livre d'une façon presqu haletante. Retenant mon souffle. Qui ne souhaite un miracle lorsqu on l'informe que la mort est de façon certaine au bout de la maladie. Le témoignage de Jean Philippe nous bouleverse parce qu il ne se raconte pas d'histoires. Il est conscient. Pourtant il se met en quête d'un miracle. Et le miracle est dans la joie qui lui tombe dessus dans la grotte de Saint Charbel. Une joie qui ne le quitte pas. Et qui est là, au cœur de sa maladie qui évolue, certes plus lentement que chez les autres patients, mais qui évolue quand même et entrave ses gestes et ses mouvements de plus en plus. Une joie qui imprègne les pages de son livre dicté à la voix puisque les doigts ne suivent plus.
Et puisque nous parlons de la mort, j ai été très touchée de ce que Jean Philippe écrit après avoir lu "la mort sereine" , mon dernier livre dont il dit que la lecture "l'a profondément marqué" puisqu'il évoque cette façon de mourir qui consiste à décider de ne plus s'alimenter et boire lorsque le corps fait signe qu'il est arrivé au bout de sa route, n'ayant plus faim ni soif.
En écho avec le sous titre "dignité d'une fin consentie" Jean Phippe écrit : "il y aurait pour moi qui me suis déjà si souvent affamé au temps de l'aventure anorexique une certaine cohérence à choisir de partir de cette manière!" Comme si "le consentement était aussi dirigé vers mes cellules, comme si notre horloge prodigieuse s'ajustait à notre décision!"
Comme puis je ne pas être bouleversée?"
Marie de Hennezel