La surprise, une lecture de Claude Plettner

20 / 02 / 2026

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2600s, Valerie Zenatti : La surprise, ed. Les  Grands mots autrement

Quelle belle idée ! Et quel essai stimulant ! Valérie Zenatti, écrivaine et traductrice, ( lauréate du Prix Ecritures et Spiritualités en 2020 ), déploie  les multiples facettes de la surprise et en déploie les ambivalences : il y a celle qu’on guette, celle qui enchante, celle aussi qui ébranle nos certitudes, nous sidère, nous bouleverse  à l’intime ou collectivement.  « Lorsque la surprise est bonne, il fait soudain jour en pleine nuit ; lorsqu’elle est mauvaise, il fait nuit en plein jour» 

L’émergence d’un « soudain ! » a à voir, en tout cas, avec le mystère de l’existence toute entière prise entre  deux  surprises : celle la naissance, un moment d’une telle puissance qu’on l’a oublié, et celle de notre mort avec son inimaginable. 

Au fil des pages, impossible de ne pas s’interroger : quel est mon rapport à la surprise ?  Je l’aime ? je me réjouis  d’en faire ?  ou de m’ y laisser prendre? J’y suis disponible, je m’y dispose ?  Je la redoute, je l’évite ?  Je la déteste quand elle vient tout désorganiser ou me fait perdre la maîtrise ? 

La forme même de cet essai a quelque chose de la pochette-surprise, nous promenant entre  récits, citations,  témoignages, gravité et humour, typographie changeante, dessin. Tout un chapitre rassemble les premières phrases des livres chéris : l’étonnement du commencement.

Si la lecture d’un livre est  le lieu de la surprise, pour Valérie Zenatti son écriture l’est tout autant : « le début d’un livre est un  voyage non organisé ». Et d’ajouter : « Si  je savais d’avance ce  que je vais écrire, je n’écrirais pas ». C’est tout le plaisir partagé du lecteur et de l’auteur : l’un comme l’autre ne savent pas d’avance où ils s’aventurent.

Se laisser surpendre, c’est ni plus ni moins, se sentir vivant. 

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