La leçon de Julien Gracq.

6 / 11 / 2026

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Lu La Maison de Julien Gracq (Ed. Corti). Un inédit d’à peine 20 pages paru en 2025, une nouvelle en quelque sorte. C’est une maison qui ouvre une nouvelle fenêtre dans mon  été d’écriture et c’est  soudain, comme une révélation sur ce que l’on appelle Roman. Ce livre se lit comme un rêve, une vision, il n’en reste que l’atmosphère, la musique, une ou deux images puissantes, pas plus. C’est une atmosphère qui ne s’évanouit pas une fois le livre refermé, le « presque rien » étrangement s’est inscrit dans mon esprit,  y a déposé des traces, à peine. Je n’ai pas tout compris mais je m’en fous, je pressens que Gracq lui-même n’a pas tout compris mais que l’élan de l’image de la maison était plus fort. Pas d’intrigue donc, ni policière ni romanesque, juste une écriture énigmatique tenue par une ligne qui ne vous lâche jamais, il y a bien une histoire, un sens mais je les perçois comme un prétexte à écrire, écrire une maison, abandonnée, peut-être. Et l’énigme, ça change tout. L’écrivain.e est toujours à la recherche d’une intrigue, on se sophistique l’écriture, les personnages, les situations pour « faire roman ». Ici, nulle intrigue ne viendra voiler ni obstruer la beauté -en soi- de l’énigme. 

Karima Berger. 

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