La consolation : Marthe Peyrat

29 / 09 / 2026
|

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Exquise distance des corps

A ma manière d'Etrangère qui parle l'autre langue
je vous offre mon cri
le baume épicé ou la chose sauvage de la panthère blanche
timide et solitaire
que vous voulez manger puis boire
dans la cataracte de sang que vous avez versé
le malheur noir sur votre chair d'écorché vif
laissant des tracs roses en tous sens étoilées
d'un mal lointain que je rends proche
le dessinant en pointillé sur votre corps
innombrable infini
Je ne vous tutoierai jamais
sauf ensemble
vous êtes ma distance de jeu
ce Bien lointain indéfectible
des corps qui ignorent nos mots de dédicace
rejoignant dans la nuit du torrent son silence
l'habitant enlacés
Vos mains
les guerres qui furent nôtres les autres, en leurs récits filés
les souvenirs qui ressurgissent leurs cicatrices
en ce nouvel abécédaire que vous dévisagez
avec le baume inquiet de vos lèvres
sur le i de ma chair
Vous soufflez la fraîcheur cette brise légère
le tremblement précis
que je vous rends dans le matin qui s'ensoleille

A ma manière d'Etrangère
sa langue unique
je vous offre mon cri
ou la chose sauvage de la panthère blanche
timide solitaire dans le désert des roches
le baume de la joie que vous voulez manger
je l'invente en plain chant
vous le reconnaissez
cataracte du noir soudain transfiguré
Vos mains
nos lèvres
leurs guerres nos blessures
nos peaux

Ma douce amour Revenue

— Marthe Peyrat

inédit Surrexit

usersmagnifiercrossmenuchevron-down linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram