Notre besoin de consolation est-il vraiment impossible à rassasier ?
De quoi devrions nous être consolés, nous les humains ?
De ce paradis toujours déjà perdu ? de cet amour, toujours déjà perdu ?
Pourtant, tu as dit une parole et tu m'as guérie.
Tu m'as reconnue, tu m'as appelée par mon nom et je t'ai vu
Tu m'as déjà consolée.
Déjà et pour toujours, par ton amour
Alors, les enfants palestiniens, les enfants israéliens, les enfants yéménites, les enfants congolais, les enfants des rues, les enfants abusés, les enfants martyrisés
Ceux-là, tu les as pris avec toi n'est-ce pas ?
Tu les as consolés ?
Tu les as nommés, chacun par son nom : Hamed, David, Nadeen, Mwana, Anne, Ibrahima, John…
Car, si tu ne l'as pas fait, ne me console pas, ne me rassasie pas de ton amour
Jamais sans eux.
— Véronique Petetin